
La Société Congolais pour l’Etat de Droit (SCED), une organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme basée à Kananga alerte sur la recrudescence de cas d’intolérance politique au chef-lieu du Kasaï Central sous l’oeil vigilant du gouvernement provincial.
A travers un communiqué publié jeudi 13 juillet dans la soirée, le directeur général de la SCED, le bâtonnier Dominique Kambala Nkongolo condamne l’agression des acteurs politiques qui critiquent l’action gouvernementale et les violences physiques à la fédération de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
« Après l’ agression du Député National Delly Sessanga, la chasse à l’ ancien Speaker de l’ organe délibérant et deux fois l’attaque et l’assaut du Capitole, et hier les échauffourées au siège d’un parti politique, la Société Congolaise pour l’Etat de Droit déplore la culture d’intolérance politique qui augmente sur la ville de Kananga, chef de la Province du Kasai central sous la barbe des services de sécurité et de la justice.
La SCED est très inquiète car cette culture s’ installe au fur et à mesure que le processus électoral prend la vitesse de croisière et que la province se trouve dans un contexte post conflit. » lit-on.
Par ailleurs, cette ONG de défense des droits de l’homme fait remarquer la présence d’un des proches du gouverneur de province John Kabeya, qui s’illustre par des attaques dans tous les cas, devenu célèbre.
« La SCED alerte sur le fait que les images recoupées de tous les incidents renseignent sur un quidam qui porterait le sobriquet de SUNDINDIN qui s’illustre impunément comme MUTU YA MAKASI traduit en français par « un homme fort » sur la Ville, sans gêne, au vu et au su des autorités.
La SCED condamne l’ impunité qui symbolise le triomphe de l’oubli et du mensonge. » précise le directeur général de la SCED.
Rappelons que le deputé national Delly Sesanga Président national de l’Envol a été agressé en décembre 2022 pour avoir critiqué le chef de l’Etat. Ses activités ont été perturbées par un groupe de personnes. En février dernier, les militants et cadres de l’Ensemble pour la République, ont été tabassé pendant qu’ils se rendaient au centre d’inscription de la CENI à Kananga. Peu après, un bus de l’Assemblée provinciale du Kasai central a été brûlée dans l’enceinte même de cet organe délibérant, et des bleus brûlés; et pas plus tard qu’avant-hier, des troubles ont été constatés au siège de la CENI Kasai central.
Rédaction✍️


