Le député Mwangachuchu reconnait avoir détenu l’arme GP et 42 munitions de guerre mais avec l’autorisation du ministre de l’Intérieur Richard Mujej.
Le député Edouard Mwangachuchu reconnait avoir détenu l’arme GP et 42 munitions de guerre mais avec l’autorisation du ministre de l’Intérieur, selon sa déposition. La Haute cour militaire a débuté l’audience d’instruction du dossier dans son fond ce mardi 28 mars à la prison centrale de Makala. Une remise a été sollicitée par le ministère public afin d’accomplir ses devoirs. Remise accordée par la Cour pour le mardi prochain.
« J’ai sollicité une arme personnelle à l’administration du territoire. Le ministre de l’Intérieur qui était Muyej à ce moment-là m’a demandé de le signifier officiellement et j’ai demandé cela. Puis j’ai eu l’autorisation du programme. Tous les documents ont été emportés par la DEMIAP[Renseignements militaires] », a répondu le prévenu Edouard Mwangachuchu à la question des juges.
Pour le conseil du prévenu Mwangachuchu, Me Damien Amoney, son client a été vilipendé :
« On a voulu jeter l’opprobre sur lui, mais les choses ne sont pas comme ça. Il est innocent. Les munitions qu’on a trouvées chez lui, ce sont bel et bien des munitions acquises de la part du gouvernement et il a les documents ».
Pour Me Pungu Yudi, avocat de la partie civile la République, l’ouverture du coffre-fort mais aussi l’autorisation de port d’armes « que M. Mwangachuchu prétend avoir eue de la part des autorités compétentes », seront les points à évoquer le mardi prochain.
C’est à l’audience du mardi prochain que le coffre-fort du député sera publiquement ouvert pour découvrir ce qui y est caché.
Le député congolais arrêté pour complicité avec le groupe terroriste M23 fait l’objet d’un procès très médiatisé en République démocratique du Congo. Edouard Mwangachuchu Hizi est considéré comme le principal bras du Rwanda dans la déstabilisation de la RDC et l’un des metteurs en scène du plan de pillage des ressources naturelles et de la balkanisation du Congo-Kinshasa.
Il comparaît depuis le 3 mars devant la Haute Cour militaire en procédure de flagrance, et est poursuivi avec son complice présumé Mushamaliwa, commissaire principal de la police de Goma, pour participation au M23.
Rédaction✍️